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samedi 15 décembre 2012

Vivre ensemble avant de se marier, n'est-ce pas la meilleure façon de ne pas idéaliser l'autre?


Vivre ensemble avant de se marier, n'est-ce pas la meilleure façon de ne pas idéaliser l'autre?


Non. On continue de rêver. On conserve inconsciemment le désir de former un couple heureux et merveilleux, le rêve d'une famille unie. Et comme on ne l'a pas réalisé, on se dit: «Ce n'est pas avec lui». 
Mais comme on a créé des liens ensemble, on demeure dans une valse hésitation: «J'ai envie de le quitter puisqu'il me déçoit, mais j'y tiens quand même». En même temps, on continue à s'illusionner: «Dans deux ans, ça ira mieux».


Beaucoup de cohabitants me disent: «Ou va se marier, ça va s'arranger » Non, surtout pas! Le mariage n'est pas un garage: ça ne répare pas un couple qui va mal.

 Pourtant, les concubins vivent déjà comme s'ils étaient mariés?
Oui, mais avec une porte de sortie. Quelque part dans fournie, il y a cette idée que s'ils veulent partir, ils le peuvent. Si bien qu'on ne met pas "le paquet" pour s'adapter à l’autre. Or, ce qui fait un couple, c'est la volonté de durer.          

Ce «Si ça ne va pas, je m'en vais» inscrit dans l'inconscient est destructeur. Le couple est fragilisé dans son principe même. Il est destructeur aussi parce qu'au lieu d'affronter les problèmes, on va avoir tendance à les repousser, à les étouffer. Or, il n'y a pas de couples sans conflits, sans adaptation par le conflit. Alors, les conflits reportés font abcès pour crever plus tard, et là tout saute!
Comme J'aimerais qu'on fasse une étude sociologique et psychologique sur la cohabitation comme on l'a fait sur le mariage! On serait édifié. C'est vrai que le mariage a des limites, on les connaît depuis qu'il existe. Mais la cohabitation est souvent sous une apparente formule idéale, un "casse-gueule" qui fait d'énormes dégâts et crée beaucoup de déceptions.
        
La cohabitation piège l'amour?

Franck Yapi

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